On parle beaucoup de l'intelligence artificielle, souvent avec un mélange d'enthousiasme et d'inquiétude. En tant que chirurgien, ma conviction est simple : l'IA est un outil au service de l'humain, jamais un substitut au médecin. Bien employée, elle me permet de consacrer davantage de temps à ce qui compte vraiment — l'écoute et le soin de mes patients.
Des cas d'usage concrets
Dans ma pratique, l'IA intervient sur plusieurs plans, toujours en dehors de la décision médicale, qui reste strictement humaine :
- Information des patients : un assistant conversationnel sur mon site répond aux questions fréquentes à toute heure, dans plusieurs langues, et oriente vers la consultation.
- Contenu pédagogique : les articles de ce blog, en français, anglais et espagnol, sont préparés avec l'aide d'outils d'IA, puis relus et validés par mes soins pour en garantir l'exactitude.
- Veille scientifique : un suivi automatisé des publications me signale les études pertinentes, que je vérifie systématiquement à la source.
- Organisation : gestion administrative, rappels, tâches répétitives — autant de temps rendu à la relation de soin.
Un point est essentiel : rien de tout cela ne touche au diagnostic ni à l'indication opératoire. L'IA prépare, assiste, informe ; le chirurgien décide, opère et engage sa responsabilité.
Une expérience partagée à l'IMCAS Academy
Le 2 juillet 2026, j'ai eu le plaisir d'intervenir lors d'un webinar de l'IMCAS Academy intitulé « The Impact of AI on the Practice of Aesthetic Medicine and Cosmetic Surgery », en partenariat scientifique avec la SOFCEP (Société Française des Chirurgiens Esthétiques Plasticiens). Mon intervention portait sur l'intelligence artificielle agentique en soutien d'une pratique privée de chirurgie plastique : mon expérience concrète d'un agent autonome, souverain, qui m'assiste au quotidien tout en gardant mes données sous mon contrôle.
Ce sujet — comment un agent IA peut épauler un cabinet sans compromettre la confidentialité ni l'éthique médicale — me tient à cœur. Il illustre une conviction : la technologie n'a de valeur que si elle sert le patient et respecte le secret médical.
Ma ligne : l'IA au service de l'humain
La chirurgie plastique restera toujours un art profondément humain : une main, un regard, une relation de confiance. L'intelligence artificielle ne remplace rien de cela. Elle m'aide simplement à être plus disponible, mieux informé et plus réactif — pour que la technologie s'efface derrière le soin.
La meilleure technologie est celle qui se fait oublier : elle vous rend du temps, de l'attention et de la sérénité.
Source : IMCAS Academy — webinar « The Impact of AI on the Practice of Aesthetic Medicine and Cosmetic Surgery », 2 juillet 2026, en partenariat scientifique avec la SOFCEP.